En République Guinée, la riche et variée flore de la RBMN joue un rôle essentiel dans la guérison des populations locales. La diversité d’utilisations des plantes médicinales de cette flore résulte du savoir-faire des tradipraticiens dans la thérapie humaine. L’objectif de cette étude est de repérer les plantes médicinales collectées dans la RBMN afin de décrire leurs indications ethnothérapiques. A l’aide d’une fiche synthétique, 93 tradipraticiens ont été interrogés dans 6 villages riverains. Concernant les résultats, 44 espèces faisant partie de 44 genres et 27 familles botaniques ont été identifiées. Parmi elles, les Fabaceae et les Moraceae sont les plus utilisées (15,90% et 6,81% respectivement). En plus, 113 citations d’organes ont été révélées dans la guérison de 18 maladies. Parmi ces organes utilisés, les feuilles, les écorces, les tiges et les racines sont les plus utilisées, (soient 30%, 17%, 14% et 12% respectivement). Le paludisme, les maux de tête, l’hypertension artérielle, les blessures, la toux et la stérilité féminine sont fréquemment traitées dans les villages explorés. Une étude approfondie de ces connaissances ethnothérapeutiques permettra d’informer le public sur la nécessité de préserver les plantes médicinales dont certaines sont actuellement rares ou vulnérables dans cette réserve.
In the Republic of Guinea, the rich and varied flora of the RBMN plays an essential role in the healing of local populations. The diversity of uses for the medicinal plants of this flora is the result of the know-how of traditional practitioners in human therapy. The aim of this study is to identify the medicinal plants collected in the RBMN and to describe their ethnotherapeutic indications. Using a summary form, 93 traditional practitioners were interviewed in 6 riverside villages. As for the results, 44 species belonging to 44 genera and 27 botanical families were identified. Of these, Fabaceae and Moraceae were the most frequently used (15.90% and 6.81% respectively). In addition, 113 organ citations were revealed in the cure of 18 diseases. Of these, leaves, barks, stems and roots are the most widely used (30%, 17%, 14% and 12% respectively). Malaria, headaches, high blood pressure, wounds, coughs and female sterility are frequently treated in the villages explored. An in- depth study of this ethnotherapeutic knowledge will help inform the public about the need to preserve medicinal plants, some of which are currently rare or vulnerable
in this reserve.