POTENTIEL EN EAU SOUTERRAINE ET ACTIVITES ECONOMIQUES DANS LA SOUS-UNITE DE GESTION ET DE PLANIFICATION DES RESSOURCES EN EAU DE LA MOYENNE-CASAMANCE (SENEGAL)
Publication Date : 03/01/2026
Auteur(s) :
Volume/Numéro :
Résumé :
Le développement actuel des territoires et la forte mobilisation des communautés autour des activités agricoles (culture de rente et maraîchères) associé aux conditions hydro-climatiques dégradantes contribuent au déséquilibre de l’alimentation en eau des nappes. Dans la SUGP Moyenne-Casamance, ces pratiques perturbent la reconstitution des eaux souterraines et réduisent la disponibilité des eaux souterraines en période de contre saison. Il est donc impératif de faire une estimation quantitative des ressources en eau souterraines disponibles à l’échelle de cette entité biophysique et de l’analyse de la perception des communautés locales sur l’usage de la ressource en eau pour les activités économiques. A cet égard, nous avons appliqué la cartographie de prospection des eaux souterraines. Les paramètres qui gouvernent la recharge des eaux souterraines tels que les précipitations, la nature de l’aquifère, l’utilisation des terres, les types de sols, la géomorphologie, la géologie, les densités de couches linéaires et de drainage ont été définis et traités dans un environnement SIG pour la caractérisation des zones de prospection en eau souterraine. Elle est complétée par des données socio-économiques collectées auprès de 100 exploitants agricoles, salicultrices et exploitants de bananeraie répartis dans les communes de Bambali, Diendé et Yarang-Balante. Globalement, les résultats de cartographie indiquent des zones de prospection en eau relativement moyenne dans quelques localités de la SUGP. Par ailleurs, les usages et usagers de l’eau sont faiblement regroupés autour de structures faîtières. Cette absence de cadre de gestion et de coordination explique la prépondérance des pratiques individuelles identifiées qui rendent difficile la connaissance des volumes d’eau consommées par les exploitants agricoles et salicultrices malgré le développement considérable de leurs activités dans les communes de Bambali, Diendé et Yarang-Balante. Pour une compréhension, une connaissance et une adoption des meilleures pratiques et attitudes en matière de la gestion communautaire des ressources en eau, il est nécessaire de susciter la création de cadre de gestion de l’eau à l’échelle locale qui fédère tous les usagers de l’eau et de prioriser des actions de renforcements de capacités étalées sur une échelle temporelle spécifique dans la Sous-Unité de Gestion et de Planification des Ressources en eau de la Moyenne-Casamance. Mots-clés : Potentiel, Eau souterraine, Changements climatiques, activités économiques, Moyenne-Casamance, Sous-Unité de Gestion et de Planification des Ressources en eau.
No. de téléchargement :
0
