Les questions environnementales et sanitaires liées à la filière pêche en Côte d’Ivoire demeurent des problématiques d’actualité. Dans ce pays, la pêche est une activité essentielle et vitale pour les populations vivant en bordure de cours d’eau. En dépit de sa contribution importante au développement socio-économique, il s’agit d’une activité qui dégrade l’environnement et la santé des populations. Le cas de la Sous-préfecture de Gohitafla, localité marquée par la pratique d’une pêche commerciale en raison de la présence du Lac Kossou, suscite un regard scientifique. Ainsi, cette étude a pour objectif d’analyser l’impact de la pêche sur l’environnement et la santé des populations dans la Sous-préfecture de Gohitafla. Pour y parvenir, la méthodologie déployée s’est appuyée sur l’exploitation des données issues de l’observation, la recherche documentaire, l’entretien et l’enquête par questionnaire auprès de 179 acteurs dont 60 pêcheurs, 36 transformatrices 04 mareyeurs, 12 grossistes et 67 détaillants dans une investigation exhaustive. Il en ressort que le fumage est le principal mode de conservation des produits débarqués dans la Sous-préfecture de Gohitafla. De plus, cette production est largement commercialisée en dehors de l’espace de production. Hormis cela, de la capture à la consommation des espèces, certaines activités du secteur de la pêche participent à la dégradation de l’environnement et la santé des populations.
The environmental and health issues linked to the fishing industry in Côte d’Ivoire remain highly topical. In this country, fishing is an essential and vital activity for people living along rivers. Despite its important contribution to socio-economic development, it is an activity that damages the environment and people’s health. The case of the sub-prefecture of Gohitafla, a locality where commercial fishing is practised because of the presence of Lake Kossou, calls for a scientific approach. The aim of this study is to analyse the impact of fishing on the environment and people’s health in the Gohitafla sub-prefecture. To achieve this, the methodology deployed was based on the use of data from observation, documentary research, interviews and a questionnaire survey of 179 stakeholders, including 60 fishermen, 36 processors, 04 fishmongers, 12 wholesalers and 67 retailers in an exhaustive investigation. It emerged that smoking is the main method of preserving products landed in the Gohitafla sub-prefecture. What’s more, this production is largely marketed outside the production area. Apart from this, from the capture to the consumption of the species, certain activities in the fishing sector contribute to the degradation of the environment and the health of the population.