En milieu scolaire en Côte d’Ivoire l’on note une récurrence des grossesses précoces et non désirées. Cette situation, à l’instar des autres régions, est observée dans les établissements d’enseignement secondaire de la région du Hambol. C’est ainsi que le présent article vise à comprendre ce phénomène dans la dite région. En outre, malgré les efforts déployés pour améliorer l’accès à l’éducation, notamment grâce à l’instauration de collèges de proximité et la scolarisation des filles, les grossesses précoces demeurent un problème persistant. En effet, au cours de l’année scolaire 2023-2024, 238 cas de grossesses ont été enregistrés, contre 67 cas en 2019-2020, ce qui représente une augmentation significative. L’approche méthodologique utilisée s’est basée sur la recherche documentaire et les enquêtes de terrain réalisées auprès de 384 élèves dont 186 élèves filles de l’enseignement secondaire public de la Région du Hambol en 2023. En effet, l’étude révèle que de 2017 à 2024, l’on a enregistré respectivement 82 cas pour l’année scolaire 2017-2018, 67 cas pour 2019-2020, 107 cas pour 2020-2021 et 238 pour l’année scolaire 2023-2024. Cela montre une hausse significative du nombre de grossesses dans les établissements d’enseignement secondaire de la Région du Hambol. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, il s’agit entre autres, l’impunité des auteurs, la précarité économique des élèves, le manque d’éducation sexuelle et la promiscuité dans laquelle ils vivent en milieu rural. L’amélioration de l’éducation sexuelle, la construction d’internats, la mise en place de cantines et une meilleure sensibilisation des parents sont autant de préoccupations mises en avant par les personnes enquêtées.
In schools in Côte d’Ivoire, there is a recurrence of early and unwanted pregnancies. This situation, like in other regions, is observed in secondary schools in the Hambol region. Thus, this article aims to understand this phenomenon in the said region. Furthermore, despite efforts to improve access to education, notably through the establishment of local schools and the enrollment of girls, early pregnancies remain a persistent problem. Indeed, during the 2023-2024 school year, 238 cases of pregnancies were recorded, compared to 67 cases in 2019-2020, representing a significant increase. The methodological approach used was based on documentary research and field surveys conducted with 384 students, including 186 female students, from public secondary schools in the Hambol Region in 2023. Indeed, the study reveals that from 2017 to 2024, there were 82 cases recorded for the 2017-2018 school year, 67 cases for 2019-2020, 107 cases for 2020-2021, and 238 cases for the 2023-2024 school year. This indicates a significant increase in the number of pregnancies in secondary schools in the Hambol Region. Several factors explain this situation, including the impunity of the perpetrators, the economic precariousness of the students, the lack of sexual education, and the overcrowded living conditions in rural areas. Improving sexual education, building boarding schools, establishing school canteens, and better parental awareness are among the concerns highlighted by the respondents.