Le quartier PK 18 Agouéto dans la commune d’Abobo dans la ville d’Abidjan, à l’instar de plusieurs villes ivoiriennes ne disposent pas de systèmes d’assainissement. Cette situation crée une difficile gestion des eaux usées domestiques, ce qui constitue une menace pour la santé humaine et pour la qualité du cadre de vie. L’objectif de cette étude est de montrer les risques sanitaires qui résultent de la mauvaise gestion des déchets liquides domestiques. Pour se faire, une recherche documentaire et une observation directe sur le terrain ont été effectuées. Aussi, une enquête par questionnaire a-t-elle été menée auprès 115 chefs de ménages. De l’analyse des données collectées, il en ressort que 62,61% des ménages enquêtés utilisent la rue comme lieu d’évacuation des eaux issues des tâches ménagères contre seulement 20% qui optent pour une fosse septique. Pour la vidange des fosses septiques et/ou les puits perdus remplis, les chefs de ménages ont recours à une société privée de vidange (48,70%) et aux puisatiers manuels (20%). Le mode d’évacuation des eaux usées domestiques et celui des vidanges des eaux issues des douches exposent les populations à de nombreuses nuisances telles que la présence des moustiques (41,74%), les mauvaises odeurs (23,48%), l’enlaidissement du cadre de vie (15,65%) et la prolifération des mouches (13,04%). Le paludisme (80,87%), le rhume et la toux (14,78%), la diarrhée (09,57%), la dermatose (06,09%) et la fièvre typhoïde (02,61%) sont les pathologies fréquemment déclarées par les ménages enquêtés. Enfin, l’étude montre que les populations les plus exposées aux maladies sont celles situées à moins de 50 mètres (48,70%) et à une distance comprise entre 50 et 100 mètres d’un point d’eau usée (32,17%).
The PK 18 Agouéto district in the Abobo commune of Abidjan, like many other Ivorian towns, has no sewage system. This situation creates difficulties in managing domestic wastewater, posing a threat to human health and the quality of the living environment. The aim of this study is to show the health risks resulting from the poor management of domestic liquid waste. To achieve this, documentary research and direct observation in the field were carried out. A questionnaire survey was also carried out among 115 heads of household. Analysis of the data collected revealed that 62.61% of households surveyed used the street as a place to dispose of household wastewater, compared with only 20% who opted for a septic tank. For emptying septic tanks and/or filled cesspits, heads of household use a private emptying company (48.70%) and manual well-diggers (20%). The way domestic wastewater is disposed of, and the way shower water is emptied, exposes people to numerous nuisances, such as mosquitoes (41.74%), unpleasant odours (23.48%), the ugliness of the living environment (15.65%) and the proliferation of flies (13.04%). Malaria (80.87%), colds and coughs (14.78%), diarrhea (09.57%), dermatitis (06.09%) and typhoid fever (02.61%) were the diseases most frequently reported by households surveyed. Finally, the study shows that the populations most exposed to disease are those located less than 50 meters (48.70%) and between 50 and 100 meters from a wastewater point
(32.17%).