LES DANSES TRADITIONNELLES EN PAYS BAOULÉ : CAS DE LA SOUS PREFECTURE DE SAKASSOU (CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE)

YAO Kouadio Donald, .

La sous-préfecture de Sakassou, situé au cœur de la Côte d’ivoire, est considérée comme le berceau historique et le fief de la royauté Baoulé. Elle incarne la tradition et l’autorité du chef suprême. À ce titre, elle constitue un conservatoire exceptionnel des traditions, notamment des danses qui rythment la vie sociale, religieuse, et culturelle de cette communauté. Les danses traditionnelles baoulé sont bien plus qu’un simple divertissement ; elles sont un langage corporel, un lien avec les ancêtres, un marqueur identitaire puissant et sont intimement liées à l’histoire, à la cour royale et aux cérémonies qui ponctuent la vie du royaume. Ces danses sont pour la plupart exécutées lors d’évènements majeurs tels que les fêtes de réjouissances, les cérémonies funéraires et d’hommage au roi. Cet article traite alors des danses traditionnelles dans la vie active des populations de la sous-préfecture de Sakassou. Il analyse l’apport de celles-ci à l’épanouissement, la cohésion sociale et à l’attractivité du territoire. La méthodologie de recherche utilisée pour aboutir à cette étude est axée sur des données collectées à partir de 25 entretiens, d’une recherche documentaire et d’une observation de terrain. Les données recueillies, illustrées à travers des supports cartographiques et photographiques, montrent que les danses traditionnelles sont des vecteurs essentiels d’identité, d’épanouissement, de cohésion sociale, de développement local et d’attractivité dont la préservation et la valorisation constituent un enjeu majeur pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la sous-préfecture de Sakassou. Mots clés : Danse traditionnelle, cohésion sociale, territoire, sous-préfecture de Sakassou.