En Côte d’Ivoire, la terre dans le système agraire qui était autrefois non vénale, connait de plus en plus une spéculation pécuniaire. La sous-préfecture de Kpouèbo, située dans le département de Toumodi (Centre Ivoirien), est en proie à ce phénomène qui n’est pas sans conséquence pour les systèmes sociaux locaux. L’objectif de cette étude est d’analyser l’environnement foncier et les conflits communautaires qui embusquent ce territoire. Pour y parvenir, après une revue bibliographique, une enquête de terrain a été réalisée avec un échantillon de 45 exploitants agricoles répartis dans cinq villages. Les résultats de l’enquête révèlent qu’inexistant jusqu’en l’an 2000, l’on enregistre en 2024 une proportion de 60 % des acteurs agricoles marchands de terre dans la sous-préfecture de Kpouèbo. Les acquéreurs sont à une proportion de 62,22 % des nationaux non originaires de ladite localité et 35,55 % de non nationaux pour pratiquer essentiellement l’élevage et les cultures pérennes. Seulement 2,23 % sont acquises par les fils de la localité.
In Ivory Coast, land in the agrarian system, which was previously non-commercial, is increasingly subject to financial speculation. The sub-prefecture on Kpouèbo located in the department of Toumodi (Central Ivory Coast), is prey to this phenomenon which is not without consequences for local social systems. The objective of this study is to analyze the land environment and the community conflicts that ambush this territory. To achieve this, after a bibliographic review, a field survey was carried out with a sample of 45 farmers spread across five villages. The results of the survey reveal that non-existent until the year 2000, in 2024 there will be a proportion of 60 % of agricultural actors selling land in the sub-prefecture of Kpouèbo. The buyers are a proportion of 60.22 % nationals not originating from from the said locality and 35.55 % non-nationals to mainly pratice livestock breeding and perennial crops. Only 2.23 % are acquired by the sons of the locality.
La sous-préfecture de Yamoussoukro tirait l’essentielle de ses revenus des cultures de Café et de Cacao. Aujourd’hui, on observe une fluctuation des prix d’achats du cacao et du café, une variation pluviométrique, le recul du couvert végétal et le vieillissement des vergers. Les paysans en quête de palliatifs se sont reconvertis en producteurs de légumes. Le maraîchage constitue une source monétaire très importante pour les paysans vue les revenus qu’ils engrangent. Malgré ce constat le maraîchage est perçu comme une activité instable à cause des nombreuses difficultés qu’elle rencontre, notamment la fluctuation des prix de vente, le coût onéreux des intrants et matériels de travail. Cette étude a pour objectif de montrer que le maraîchage constitue une alternative à la crise du binôme café-cacao dans la sous-préfecture Yamoussoukro. Le cadre méthodologique de la présente étude a consisté d’une part à consulter une documentation relative au problème, d’autre part, la méthode « boule de neige » a été appliquée en vue d’interroger 360 maraîchers. Le questionnaire a porté sur les raisons de la pratique du maraîchage, la production et des revenus de cette activité. Les résultats montrent que le maraîchage a bénéficié de la fragilité des principales cultures existantes que sont le café et le cacao. Ainsi, 35 % des maraîchers sont des anciens planteurs de café et cacao. Par ailleurs, une combinaison de facteurs humains et un vaste marché d’écoulement explique l’essor du maraîchage. Enfin, les acteurs ont un revenu moyen mensuel de 298500 FCFA.
The Yamoussoukro sub-prefecture derived most of its income from coffee and cocoa crops. Today, we observe a fluctuation in the purchase prices of cocoa and coffee, a variation in rainfall, the decline in plant cover and the aging of orchards. Peasants in search of palliatives have turned into vegetable producers. Market gardening constitutes a very important source of money for the peasants in view of the income they earn. Despite this observation, market gardening is perceived as an unstable activity because of the many difficulties it encounters, in particular the fluctuation of selling prices, the expensive cost of inputs and work materials, etc. This study aims to show that market gardening constitutes an alternative to the coffee-cocoa duo crisis in the Yamoussoukro sub-prefecture. The methodological framework of this study consisted on the one hand in consulting documentation relating to the problem. On the other hand, the « snowball » method was applied to interview 360 market gardeners. The questionnaire focused on the reasons for practicing market gardening, production and income from this activity. The results show that market gardening has benefited from the fragility of the main existing crops of coffee and cocoa. Thus, 35% of market gardeners are former coffee and cocoa planters. In addition, a combination of human factors and a large sales market explains the boom in market gardening. Finally, the actors have an average monthly income of 298,500 FCFA.