Revue LAVSE

Revue d'Analyse des Vulnérabilités Socio-Environnementales (RAVSE)

CHOIX THERAPEUTIQUES NON CONVENTIONNELS DANS LA VILLE DE KATIOLA (CENTRE-NORD DE LA COTE D’IVOIRE)

Auteur.e.s : KRAMO Yao Valère

Résumé

La recherche de soins de santé oriente parfois les patients vers la médecine non conventionnelle. Cet article vise à montrer les déterminants du recours à la médecine non conventionnelle à l’échelle de la ville de Katiola. La méthodologie se fonde sur un questionnaire adressé à 363 chefs de ménages répartis dans 9 quartiers choisis de manière raisonnée. Les résultats indiquent que 18% des enquêtés pratiquent les soins non conventionnels en raison de la flexibilité des coûts. La proximité des tradipraticiens explique 1% de l’usage des médicaments non conventionnels. L’efficacité de la thérapie traditionnelle, l’héritage thérapeutique et l’absence de guérison de certaines maladies par la médecine moderne ont été respectivement évoqués par 63%, 2% et 18% des enquêtés. Les recours aux marabouts, la sollicitation des divinités coutumières et l’usage des plantes médicinales représentent dans l’ordre 9%, 5% et 77% des personnes interrogées. La consommation des médicaments chinois concerne 2% des individus soumis à l’étude et le départ dans des camps de prière est pratiqué par 7% de l’échantillon représentatif. Le paludisme et la fièvre typhoïde ont été déclarés par 51% contre 8% pour les hémorroïdes et 2% pour des cas de fractures. Les affections reproductives ont été mises en avant par 16% de la population interrogée dont 3% ont indiqué les sinusites et 5% ont déclaré les ulcères comme pathologies. Les troubles mentaux et les ballonnements de ventre ont été cités pour chaque maladie par 8% et 6% des individus retenus pour l’étude. Les choix thérapeutiques sont résilients.

Abstract

The search for health care sometimes leads patients to turn to non-conventional medicine. This article aims to show the determinants of the use of non-conventional medicine in the city of Katiola. The methodology is based on a questionnaire sent to 363 heads of households in 9 neighbourhoods selected on a random basis. The results show that 18% of respondents use non-conventional care because of the flexibility of costs. The proximity of traditional practitioners explains 1% of the use of non- conventional medicines. The effectiveness of traditional therapy, therapeutic heritage and the failure of modern medicine to cure certain illnesses were cited by 63%, 2% and 18% of respondents respectively. Recourse to marabouts, the solicitation of customary divinities and the use of medicinal plants represent in order 9%, 5% and 77% of respondents. The use of Chinese medicines concerned 2% of those surveyed, and going to prayer camps was practised by 7% of the representative sample. Malaria and typhoid fever were reported by 51%, hemorrhoids by 8% and fractures by 2%. Reproductive ailments were highlighted by 16% of the population surveyed, with sinusitis cited by 3% and ulcers by 5%. Mental disorders and abdominal bloating were cited for each illness by 8% and 6% of the individuals included in the study. Therapeutic choices were resilient.

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