L’accroissement démographique et spatial de Brazzaville a confronté celle-ci à de nombreux problèmes environnementaux, liés à une perte consécutive d’espaces nature. Cette étude s’intéresse à l’évolution et la variation du couvert végétal dans la ville de Brazzaville depuis 1979 jusqu’à 2019 à l’aide de données issues de la télédétection spatiale. En effet, depuis sa création jusqu’à nos jours, la ville de Brazzaville a connu une évolution urbaine remarquable, ceci a provoqué une forte dégradation du couvert végétal engendrant plusieurs conséquences d’ordre morpho- climatique. Les données utilisées sont : des images satellites de la série Landsat, en particulier celle des capteurs MSS, ETM+ et OLI/TIRS. Les principaux résultats obtenus montrent que Brazzaville a enregistré ces 40 dernières années une diminution du couvert végétal de -2,60% et une extension de l’espace urbain (zone dépourvue de végétation) de +0,05%. Les conséquences de cette perte est l’apparition des phénomènes d’érosion, d’inondation et des ilots de chaleur urbain (ICU) qui deviennent très récurrentes et dégradent l’environnement, surtout dans les quartiers ou la végétation est devenue quasi inexistante au profit du bâtis.
The demographic and spatial growth of Brazzaville has confronted it with numerous environmental problems, linked to a subsequent loss of natural spaces. This study focuses on the evolution and variation of vegetation cover in the city of Brazzaville from 1979 to 2019 using data from spatial remote sensing. Indeed, since its creation until today, the city of Brazzaville has experienced a remarkable urban evolution, this has caused a significant degradation of the vegetation cover, leading to several morpho-climatic consequences. The data used are: satellite images from the Landsat series, in particular those from the MSS, ETM+ and OLI/TIRS sensors. The main results obtained show that Brazzaville has recorded a decrease in vegetation cover of -2.60% and an extension of the urban space (area devoid of vegetation) of +0.05% over the last 40 years. The consequences of this loss are the appearance of erosion, flooding and urban heat islands (UHI) which are becoming very recurrent and degrading the environment, especially in neighborhoods where vegetation has become almost non-existent in favor of buildings.